Sri Lanka: l’envers du décor…

une mouche se pose sur mon bras, elle se frotte les pattes avant. Je la regarde me regarder. Un mouvement brusque puis elle s’envole, à la recherche d’une autre surface à explorer… La chaleur est lourde, collante. Une odeur fétide remplie complètement l’air ambiant. Difficile à identifier ce qui la compose; un mélange de nourriture, de déchets et d’un soupçon de mystère. Je n’arrive pas à déterminer si mon sens de l’odorat apprécie ces effluves ou si c’est seulement mes narines qui se mettent en mode défensive en se fermant à cette odeur nouvelle. La bouche ouverte, je respire, mais je préfère ne pas sentir…

Le lit sur lequel je suis allongée est cordé en rang d’oignons avec d’autres lit dans lesquels des femmes de tout âge gisent. Il n’y a pas de moyenne d’âge, de 10 à 100 ans, les proches sont au chevet de leurs mère, de leurs sœur, de leurs fille…On dirait que j’ai fais un bond dans le passé et que le calendrier indique le mois de juin 1942… Je suis à l’hôpital général de Balapitiya, dans le sud de l’île. Ma perfusion est douloureuse. on m’a piqué à plusieurs reprises ne trouvant pas mes veines (mes deux mains sont tatouées au Henné, et ça fait bien marrer les infirmières, mais moi, pas vraiment… Je déteste les piqûres, mais encore plus qu’on se foute de ma gueule! Mes amis et proches auront probablement les commissures des lèvres qui se soulèveront à la lecture de ce passage… Je sais… 😉

Poursuivons…

Je suis au Sri Lanka depuis 3 jours. Après 1 mois à Bali, le retour à la réalité ici au Ceylon est assez drastique.

Voici donc le résumé de mes derniers jours sur l’île de la beauté. La beauté… En pratique, cette  »beauté » a plusieurs facettes, et parfois, le laid est considéré comme beau… Ceci étant dit, on ne parlera ni de déco ni de mode dans les lignes qui suivront, mais simplement de cette réalité frappante et déconcertante à laquelle j’ai été confrontée par la force des choses peu de temps après mon arrivée.

Ce début de séjour m’aura permis de lever le voile sur la vie en temps réel d’une personne nécessitant une assistance médicale d’urgence dans ce pays que j’affectionne et au sein duquel je n’avais, jusqu’à présent, pas encore assimilé toutes les subtilités de ce qui le compose. Je n’affirme pas avoir la science infuse en ce qui concerne les soins médicaux au Sri Lanka. Cet article vise simplement à vous raconter mon expérience personnelle. Si cela peut vous aider, tant mieux!

Mon but n’est ni de vous effrayer, ni de me retrouver dans le rôle d’une pauvre occidentale perdue en Asie, mais simplement de donner des informations précises quant à une situation fâcheuse qui pourrait vous être évité si vous aussi vous vous retrouver dans des circonstances similaires.

Je poursuis!

Jour 1 – Premier jet

Arrivée à Colombo le 22 juin au matin, c’est vendredi le 24 juin que le malaise commence. Je suis avec une amie et un local. Nous sommes partis à la découverte du Sud de l’île ayant en tête de faire un peu les touristes et visiter le pays. Ce matin, dès le lever, je vais à la toilette. 1 fois, 2 fois…. 3 fois. De nature  »constipée » (oui oui, on va parler de ça!) Je me dis que c’est positif et que la chaleur, le stress du voyage et le léger décalage entre l’Indonésie et le Sri Lanka explique sans doute la réaction de mon corps.) Depuis mon arrivée, j’ai avalé des fruits, des jus de fruits, et le rice & curry local qui, dans mes souvenirs, était un réel plaisir pour mes papilles gustatives. Hors, mon ventre bouillonne, bourdonne, comme si un gnome dansant y avait élu domicile. J’ai faim, quand je mange, je n’ai pas d’appétit et je me sens lourde et fatiguée. Je ne trouve pas mon compte côté bouffe, et encore moins, côté petit déj sans gluten. Je me dis que ça va passer… Mais non.

Vers 13h, je suis levée depuis environs 7 heures et je suis allé aux WC au moins 10 fois. Je commence à faiblir, mais je m’obstine. Ma copine ne reste que 6 jours au Sri Lanka, et je veux qu’elle voit la beauté de cette île. Après une pause dans un restaurant où je m’échoue dans les coussins comme une baleine à bosse, mes amis soulèvent la question: ma situation devient inquiétante. En effet, je me sens exténuée; des cernes ont creusées mon visage sous mes yeux et mon teint est devenu verdâtre. Et Hop, dans le tuk tuk, direction l’hôpital. Moi qui, à ce stade, a simplement envie de dormir, ce n’est que le début du calvaire.

En route, de Mirissa à Balapitiya,  environs 75 Km de côte, de villages et de plages. Je suis bonne pour développer mon application de toilet finder! À toutes les 5 à 10 minutes, on arrête dans un boui boui, et je vais aux WC. J’en vois de toutes les couleurs, mais surtout, de toutes les odeurs… Restaurants, hôtels, guesthouse… Mes amis deviennent des démarcheur d’accès aux toilettes… 🙂 En voulant entrer dans une de ces toilettes, je me trompe de porte et j’entre dans une cuisine où je vois un énorme rat courir sur le comptoir… Les images se suivent et se succèdent, et pendant ce temps, je commence à réaliser que ce qui est entrain de m’arriver n’est pas tout à fait normal.

On arrive à la clinique. On attend. le mot  »patient » prend tout son sens. J’ai le temps de visiter leurs WC; 1 fois, 2 fois, 3 fois… Pas de papier. Juste un câble avec un jet d’eau pour se rincer les parties génitales. De l’eau c’est propre, mais bon… Pendant que je suis dans les WC, on frappe très fort et à plusieurs reprises à la porte… J’ouvre, je lève les yeux et je vois devant moi, une femme dont le ventre rond va exploser. Avec sa gueule de dix pied de long, elle me bouscule pour prendre ma place. Bref. sympa! Je commence à déchanter pas à peu près… J’arrive à voir le docteur qui illico, nous ordonne de nous diriger vers l’hôpital le plus près car les signes de déshydratation sont importants.

Arrivés à l’Hôpital de Balapitiya, il n’y a pas de lit. Juste une chaise de jardin en plastique sur laquelle j’ai le privilège de pouvoir poser mon c***. À ce stade, j’ai de la chance, ma copine et notre accompagnateur local m’aident en faisant le pont entre moi et le personnel de l’établissement. On me fait une perfusion. Quand vient le temps de retourner aux WC au sein de cette hôpital, ma copine et moi disjonctons. Chiottes turcs insalubres, pas de papier de toilette, plancher recouvert d’au moins 1 cm et demie d’eau usée… Et moi qui avait mis mon super pantalon palazo… C’est sympa les pantalons palazo, mais le concept de la chiotte turc ne va pas très bien avec mon style vestimentaire du moment. Pourtant, je suis bien obligée d’emprunter ces toilettes… Sinon, aussi bien me mettre une couche!

Le temps passe. Je continue d’aller aux WC. Toujours pas de lit. Toujours pas de médecins. Une perfusion qui fait mal, et des infirmières qui jasent accoudées au comptoir, juste devant nous… En balayant les lieux du regard, on dirait que nous sommes atterris  dans un dispensaire d’après guerre. Les gens sont vêtus de leurs habits personnels. Les draps sur les lits en fer forgé sont souillés. Certains sont occupés par 2 femmes… Les hommes ont accès temporairement au lieu pour venir voir leurs femmes, leurs filles, ou leurs mères… Mais bientôt, des gardes de la sécurité arrivent et indiquent aux hommes de quitter les lieux. Notre ami local se voit contraint de nous quitter car il n’est pas admis dans cette partie de l’hôpital… Je m’inquiète, car il parle le Cingalais, et pas nous, et bien que le corps médical affirme pouvoir parler l’anglais… la théorie est plus jolie que la pratique. Les infirmières ignorent nos demandent, nos questions et on nous laisse juste, là, à attendre que ma situation empire.

De nature sanguine, j’ignore si c’est l’adrénaline ou mon simple caractère qui me donne encore la force de râler, mais je commence vraiment à chialer. Je sens que j’atteins un point de non retour. Je veux quitter ce lieu insalubre et inimaginable, et mon amie est de mon avis… On nous dit que cela n’est pas possible. Parano sur les bords, en bon français québécois, je pète ma coche et j’exige qu’on me retire cette perfusion afin que je puisse quitter les lieux. À ce stade, je suis plutôt en mode survie, énervée, mais tout de même bien faible, je n’ai qu’une hâte, me retrouver à l’hôtel où je pourrai dormir… Mais non… il faudra passer par d’autres fâcheuses péripéties avant que je puisse en arriver là. Je signe la décharge que je dois rédiger moi-même car les infirmières n’ont pas de document officiels. et à pieds, alors que je tiens à peine debout, nous nous dirigeons vers la sortie.

Je vous laisse reprendre votre souffle… hahaha! Ne vous inquiétez pas, je suis canadienne, donc Nord américaine, il y aura bel et bien un happy end à cette histoire… mais on n’y est pas encore!

Donc… en titubant bras dessus, bras dessous avec Céline, je sens ma pression baisser au fur et à mesure que je marche. Mon ventre continue de brasser de sales affaires… et à peine arrivée dans le stationnement où il fait maintenant nuit noire, je ressens le besoin de m’affaler de tout mon long à même le sol. Je vous épargne les détails salaces de cette épisode, cela restera à jamais graver dans ma mémoire, mais disons que ce soir là, je pense qu’un certain chauffeur de tuk tuk ainsi qu’un clebard ne verront plus jamais les femmes blanches ou touristes occidentaux de la même façon…) lol Pour faire une histoire courte, je leurs en aurai fait voir (et sentir) de toutes les couleurs!!

Et hop, à nouveau dans le tuk tuk direction Ambalagoda où mes amis espèrent pouvoir me faire admettre au sein d’une clinique privée. Pour le plaisir (Not) nous faisons un stop dans un hôtel où un séminaire a lieu… Pareil.. Je pense avoir marqué la mémoire des gens présents ce soir là; (ce n’est pas tous les jours qu’une femme blanche au teint vert débarque en plein milieu d’un séminaire, portée par ses amis, à demi inconsciente dans un élan de panique général, et ce, pour aller aux chiottes!!) J’emprunte leurs toilettes avec ma Céline. Maintenant je ne peux plus rien faire seule. On craint que je m’évanouisse, et ce, avec raison. Il n’y a plus rien dans mes tripes, mais la gravité s’obstine à évacuer ce qui me compose… Je perds tout. Céline trouve le moyen de dénicher une jarre de sucre en cuisine. 2 cuillères de sucre blanc plus tard et 500 ml d’eau sucrée également, je reprends un peu du poil de la bête. Assez pour qu’on me remette dans le tuk tuk, et qu’on se dirige à l’autre clinique. Là-bas, le docteur est furieux. Je fais 7,5 de tension. Je suis à demie inconsciente. Il hurle sur notre ami Cingalais, le tiens pour responsable puisque nous avons quittés l’hôpital et il nous oblige à retourner à la General Hospital de Balapitiya.

Ce soir là… scène 1, prise 2… Nous revenons dans l’établissement insalubre visité plus tôt. Le cœur au ventre, mais le besoin urgent de m’allonger et de dormir. Je me laisse faire. J’accepte, et je lâche-prise. En arrivant, drôlement cette fois, je suis dirigée ailleurs avec Céline. On m’installe dans un lit sur lequel Céline étend mon écharpe. On me pique 1 fois, 2 fois, 3 fois… Je n’en peux plus. Je n’ai plus de force, mais mon corps est crispé par la peur. Les larmes coulent le long de mes joues. Je suis déçue, fâchée, exténuée.

Un sac de soluté, 2 sacs de soluté, 3 sacs de soluté… Dormir. C’est tout ce qu’il y a à faire. Merci à Céline, ma médecin personnelle en herbe, le sucre a stoppé la diarrhée. On  me fait une prise de sang, et 2 heures plus tard, ils veulent me mettre sous antibios. Un médicament à large spectre qui contient de la pénicilline. Comme par le passé, j’ai déjà fais une sérieuse réaction allergique à ce médicament puis à son alternative… Je refuse le traitement.  Je tiens à préciser ici que sans la présence de mon amie à ce stade, je pense que l’infirmière m’aurait simplement administré ce qu’elle pensait être bon pour moi dans l’instant puisque mes globules blancs étaient plus nombreuses que mes globules rouges dans mon sang. Selon le corps médical, il y avait matière à croire qu’une bactérie pouvait être à l’origine de ce malaise. Bref. On est au Sri Lanka. Les gens ici… ils sont fiers. Ils ne veulent pas d’emmerde. Et bien ça tombe mal parce que moi… justement, ce jour là, j’étais une emmerdeuse. La meilleure dans ma catégorie même!  »Vous refusez le traitement madame? et bien on ne fera rien pour vous… » Pas de docteur avant le lendemain. Des draps propres fournis par mon ami Cingalais. De l’eau et des bananes pour colmater les fuites en cas de récidives… le 25 à 10am. Pendant que Céline était sortie fumer, le médecin suivi de sa brochette d’infirmières se penchent à mon chevet. On ne m’écoute pas vraiment. Je leur demande une autre analyse sanguine, mais on est pas au restaurant ici… et la prise de sans n’est pas sur le menu! Leur plan, c’est de voir l’évolution des choses. Je me sens comme dans une série thriller américaine de mauvais goût. J’hésite entre arracher ma perfusion et sauter par la fenêtre derrière mon lit ou agresser une de ces personnes insensée qui souhaite  »voir l’évolution de ma situation »avant d’abdiquer et d’admettre qu’ici, dans cette hôpital publique, ils n’ont ni la structure ni le matériel nécessaire pour faire face à ce genre de situation…

Jour 2 – une lumière au bout du tunnel

Après avoir passé une nuit blanche hors du commun au cours de laquelle mon amie a vue et entendu des choses que personne ne devrait vivre au cours de son existence… Elle a eu la brillante idée de contacter mon assurance de voyage. Ça a été long et fastidieux, mais aux alentours de 14 hrs, toujours avec rien dans le ventre, nous avons réussis à quitter les lieux.

Bien entendu, ça n’a pas été possible de partir simplement. Non. Chichis, signature encore une fois d’une décharge stipulant que nous quittions contre l’avis médical, qu’ils se déresponsabilisaient complètement en cas de soucis… Une ribambelle de gardes et d’infirmières à la sortie qui nous ont empêchés de partir parce que nous n’avions pas réglé la somme dû… On s’entend que si on nous avait dit qu’il fallait payer, et signer dès le départ du dispensaire, on aurait pas été obligé de subir ces instants longs et difficiles qui affaiblissent, frustrent et rendent n’importe qui, même un ermite méditant depuis 1 siècle, complètement fou, voir taré! je vous le dis, les 12 travaux d’Asterix et Obélix, la maison de fou… c’est de la petite bière à comparer ce que nous avons traversés.

2 hrs et demie plus tard, un fourgon Wolkswagen des années 70 nous embarque direction Colombo vers l’hôpital où je serai prise en charge. 2 heures de route. Heureusement, la diarrhée n’est pas revenue, mais vu mon état… On ne prend pas de risque et on met le cap vers la grande métropole. Nous avions demandé une ambulance… afin d’avoir accès à des soins médicaux vue la durée du trajet et le risque de trafic… Mais bon… On se sera contenté du combi Wolks!

vers 18hrs 30 aussitôt arrivée, aussitôt prise en charge. Ici, c’est un VRAI hôpital. Avec des sols et des murs propres, des civières et des chaises roulantes. Les patients sont allongés dans des lits qui roulent, les médecins portent la blouse blanche… On me parle, on s’occupe de moi. On m’écoute… C’est étrange… à ce stade, je me dis que sans argent ici, on pas considéré… Je suis triste de le réaliser, mais contente d’avoir souscris à une assurance voyage! Tout va très vite. Les urgences de Montréal et de Grenoble peuvent aller se rhabiller. Ici en moins de 1 heure, j’ai une consultation privée, des tests sanguins, d’urine, on m’installe dans une chambre privée, avec une salle de bain juste pour moi, une TV à écran plat et de la nourriture…

Jours 3 – on sort? et ben non…

Après une nuit de sommeil et un bon petit déj à la Sri Lankaise (oui oui… Rice & Curry) Je me sens mieux. Je voudrais partir, mais les test continuent… Les médecins au moins sont présent, et me parlent, m’expliquent les résultats de mes analyses, et leur théories. J’accepte sans chichis de rester 1 nuit supplémentaire. Après tout… j’ai vécu un stress énorme et maintenant que nous savons qu’il ne s’agit pas d’une bactérie, mais simplement de quelque chose de viral et de passager, je mise sur le repos et les probiotiques pour reconstruire ma flore intestinal et me remettre sur pieds avant de retourner dans la cohue du quotidien Sri Lankais.

Jours 4 – En prolongation…

Les assurances c’est bien, mais maudit que c’est long. Ce n’est pas tant la lenteur du service des gens en France, non au contraire, car les filles ont été au top chez VISA premier… Non, c’est le contact sur place, des sri Lankais de chez Assist Lanka qui ont, selon moi, rendu la communication difficile et fait en sorte que le processus devienne long et complexe.

Je devais être libérée à midi. On a quitté l’hôpital à 18h45.. On est arrivés à 21h30 à Balapitiya.

Durant la journée, je n’ai pas eu de repas car… je ne devais plus être là… Comment se remettre sur  pieds avec l’estomac vide… Encore une fois, merci à Céline ma copine et de mon contact sur place qui ont été aux petits soins et qui m’ont apportés de la nourriture de l’extérieur, car je n’avais pas l’autorisation de sortir de l’enceinte de l’hôpital…

 

La morale de cette histoire

J’espère que cette histoire vous aura permis de voyager un peu, sans pour autant vous enlever le goût de visiter le Sri Lanka! Ce serait dommage car ces derniers jours ne sont qu’une expérience en soi. Ça peut arriver à tous le monde, mais surtout, ça peut arriver n’importe où, même en Occident et en Amérique du Nord…

Après 5 jours de retour au bercail à la villa où je réside actuellement sur Balapitiya, je suis de très près l’évolution de mon énergie vitale et de ma santé en général niveau gastro-intestinal. Moi qui suit sensible d’un point de vue alimentaire, dorénavant, je surveille encore plus tout ce que je consomme. Voici quelques astuces que j’ai adoptés afin d’éviter que cela ne se reproduise;

Je me coupe les ongles très courts: Ici on mange souvent avec les doigts. C’est jolie une manucure, mais les saletés peuvent se loger sous les ongles, donc… exit les beaux ongles longs. Si j’ai à manger avec les doigts, je sais qu’ils ne peuvent dissimuler quelconque saletés.

Je me lave les mains: Milles fois par jour. Avant un repas, après un repas, pendant un repas. Dès que j’y pense, je me lave les mains. En déplacement, j’ai pris avec moi en France avant mon départ, un désinfectant à base d’Huile essentielle. Je m’en sers sur moi, mais aussi pour nettoyer mes couverts, et pour enlever toutes traces de saletés qui ornent les goulots de bouteilles de Soda ou de Coke…

J’emmène avec moi mes propres couverts: J’évite donc les goulots avec ma paille en verre de Bali: Achetée à Canggu, partout où je vais, ma paille en verre me suit. Jolie, ornée de beau message spirituel… Elle est éco-responsable (car elle limite la consommation de paille qui se retrouvent dans l’océan et pollue la faune et la flore) et moi… je mets en contact avec ma bouche, quelque chose que je nettoie à l’aide d’une petite brosse fournit avec. Ma paille est rangée dans une petite étuis mignonne fait à partir de tissus Balinais 🙂 J’ai une fourchette et une cuillère fait en noix de coco que je traine aussi dans mon sac.

Je me méfie dorénavant de ce que l’on souhaite m faire goûter: Dans les rues ici, il y a pleins de commerces et de stands à travers lesquels ornent des fruits et aliments de toutes sortes. Les Sri Lankais, attirés par l’occidental en visite chez lui veulent souvent, sans arrière pensé,  faire découvrir leur pays, leurs saveurs et ainsi, ils n’hésitent pas à tendre de la main (probablement pas nettoyée à l’huile essentielle de lavande et de tea tree), un morceau étrange, un fruit coupé ou autre bizarrerie aux touristes comme moi, qui déambulent dans les rues et marchés! Poliment, je remercie en Cingalais ( »Isthuthi »prononcé: Iss too ti!) et je décline l’invitation à partager les bactéries!

Je prends des probiotiques pour reconstruire ma flore intestinale. Matin et soir… 🙂 et je garde sur moi des cachets contre la diarrhée si par mégarde, celle-ci venait qu’à reprendre du terrain.

Le riz et les bananes sont mes amis: Je n’en raffole pas… mais c’est plus sage et plus digeste! Au moins, je mange local et de saison! 🙂 et ça colmate!

En déplacement, je reste lucide: Je garde sur moi mon # de dossier ouvert chez VISA premier avec les # de téléphone d’urgence, et je m’assure de toujours pouvoir appeler avec ma carte SIM local et mon téléphone portable.

Je n’ai pas encore trouvé de magasins au sein desquels je pourrais dénicher  des produits naturels et sans gluten. Je poursuis mes recherches et je me garde l’option de cuisiner moi même un cake a base de farine de riz et de noix de coco qui me tiendra au ventre un peu plus que le thé-café-jus de fruits faisant office de petit déj depuis les derniers jours… Je garde espoir. Je dois avouer que mon envie de pain au lait sans gluten et de pothée Bouddhique se fait urgemment ressentir le matin… Je reste néanmoins positive et ouverte du point de vue culinaire mais tout de même prudente.

 

Je vous partage cet article rapidement, sans photos qui sont encore dans mon portable… Je pense que votre imagination pourra faire l’affaire, comme je l’ai mentionné plus tôt, cœurs sensibles s’abstenir! Elles viendront s’ajouter à l’article au cours de la journée, si vous êtes curieux…

Je tiens à ce que vous sachiez que je vais bien. Plusieurs personnes m’ont envoyés des messages de soutient et je vous remercie pour votre support et votre amour. Comme je l’ai mentionné plus haut, ça arrive. Bêtement, et ça fait partie des expériences que l’on peut rencontrer en voyageant. Je n’ai pas l’intention d’écourter mon séjour pour une épisode de diarrhée. J’en ai vu d’autre. Je reste néanmoins lucide et prudente.

Cette aventure a prit beaucoup de mon temps depuis mon arrivée et j’ai remis au lendemain les vidéos en yoga promis. Je vais m’organiser pour que vous puissiez les avoir très bientôt…

D’ici là, prenez soin de vous, et vive les bananes!

 

Namasté!

 

Stéfani

 

 

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