14 jours plus tard sur l’île des Dieux

petit matin, la climatisation qui ronronne, la lumière qui émane des fentes murales probablement conçues pour aérer et permettre à la vie de circuler… 🙂 Toujours debout relativement tôt, j’ouvre les yeux avant 7hrs am. Le chant des oiseaux et de la vie qui s’active de bon matin dans les environs de notre guesthouse aide aussi à bondir du lit!

Depuis notre arrivée à Bali, les choses ne se sont pas déroulées comme je l’aurais imaginé, et c’est parfait ainsi! Ce serait dommage si tout était prévisible et si on avait exactement ce que l’on souhaite sans avoir à fournir le moindre effort…

Nous avons commencé par Kuta, une ville (extrêmement touristique) située près de l’aéroport de Denpasar. à peine sortie de l’enceinte de l’aéroport,  des chauffeurs de taxi se sont mis à nous faire la cours. Leurs prix exorbitants ne m’ont pas surpris, on m’avait prévenu qu’ils étaient gourmands. Malgré nos 35 heures de voyages et le manque de sommeil dû à 2 nuits passées dans les aéroports de Genève et de Canton en Chine, j’ai négocié jusqu’à ce que je charmant Balinais perde son sourire et nous conduise gentiment jusqu’à notre première guesthouse assez rudimentaire mais correcte pour le prix,  le Denayu Homestay. Le trajet nous aura coûté 50 000 Irp C’est-à-dire 3,5 euros plutôt de 200 000 Irp demandé au départ… 14 euros… 🙂  La nuité était à 11 euros via Air bnb, mais je crois qu’éviter les sites de réservations en ligne peut faire baisser ce prix encore de quelques euros… reste à voir si vous dormez sur place, ou si vous préférez tracer autre part dès votre arrivée.

Je pense que ce qui nous a le plus surpris en arrivant, ce fût la fatigue extrême dû au décalage horaire… Après 4 jours, je peux dire que j’avais retrouvé ma forme initiale! Vivement mes fleurs de Bach contre le décalage horaire… Nous sommes restés 2 nuits (en comptant la première lors de laquelle nous sommes arrivés à 2hrs du matin) à Kuta. Honnêtement, à tous ceux qui voyagent à Bali, si vous pouvez éviter de rester ne serait-ce qu’une nuit à Kuta, faites-le. Sur Kuta, un touriste blanc est une cible pour tout balinais ou Indonésien souhaitant vendre ses bricoles et babioles de tout genre, ou encore vous faire croire que vous pouvez venir dans son nouvel hôtel gratuitement… Honnêtement, il ne faut par contre pas se fier à Kuta pour se faire une opinion générale de Bali et de son peuple… Les Balinais et Indonésiens sont des gens très simples, ouverts et serviables! Ils ne donnent jamais l’impression d’être contrarié (sauf peut-être si vous négocier comme un requin!:) hihi

Ceci étant dit, chose dite chose faite, le 2e jours de notre arrivée, nous sommes descendus dans le sud de Bali en ayant en tête de surfer et de lézarder sur les plages. Nous avons trouvé une charmante guesthouse non loin de Uluwatu, la Stone Guesthouse. Ici, immersion auprès d’une famille balinaise qui ouvre gentiment sa porte aux voyageurs de partout à travers le monde. Chez Stone, notre hôte, nous avons pu relaxer, nous détendre et reprendre des forces. J’ai apprécié les longues discussions avec les autres voyageurs et Stone, sur le surf dans les environs, et sur leur train de vie ici, dans le sud de Bali… Nous voulions surfer, mais comme nous n’avions pas pris de vagues depuis plus d’un an, et que la houle pendant notre passage dans cette région e l’île était de près de 10 pieds (plus de 3 mètres avec fond de récif et de rochers) nous avons plutôt arpentés les routes à bord de notre scooter au coût de 70 000 Irp la journée (prix un peu cher, mais nous ne le savions pas encore… bonjour l’expérience!)

Le couchage était assez rustique. Nous avions une hutte avec WC accessibles par l’extérieur et filet moustiquaire au dessus du lit. Un ventilateur ancien placé sur un tronc d’arbre coupé faisant office de table de chevet nous a permis d’avoir un peu d’air. Le prix de cette guesthouse était de 10 euros la nuit. Avec un accès libre à la cuisine, nous avons pu cuisiner nos repas et profiter de la salle à manger à air ouverte.

Ça, c’est une autre chose qui m’a surprise de Bali. J’avais eu vent qu’ici, on pouvait manger bio, manger frais, manger sans gluten… et bien, c’est vrai, mais pas partout! Dans le sud par exemple, on peut, mais il faut vouloir et surtout, chercher! Les plus beaux cafés et restaurants vegan offrant des alternatives sans gluten dans le sud ont été dénichés vers Padang Padang. Le cashew tree et le Buddha Soul, où nous avons trouvé notre compte pour presque rien en conversion du Roupie Indonésien vers l’Euro… (Après, ailleurs, on a été agréablement surpris, mais ça, c’est pour un autre article à venir 🙂 Ce qui m’a étonnée par contre, c’est que en général, le commun des mortels ici ne sait pas c’est quoi, le gluten…  Donc après essais et erreurs, je suis tombé malade et nous avons fini par faire nos propres courses et se faire à manger à la  »maison »! Ce que j’ai appris dans le sud, c’est que le balinais est honnête, mais il a du mal à dire non… donc voilà!

Le point fort du sud en ce qui me concerne fût les boutiques accessibles et les prix négociables. Les plages n’ont par contre pas été à la hauteur de mes attentes. Nous avons donc roulé et exploré les environs sur notre mobylette! Le scooter est à Bali, ce que le tuk-tuk est au Sri Lanka! C’est vraiment impressionnant de les voir à 4 sur une petite mobylette! Ils ont le sens de l’équilibre parce que… à 2, c’est déjà quelque chose! Beaucoup de gens se promène sans casque, même les enfants et bébés qui sont bien souvent assis entre les jambes du conducteur… Il n’y a pas de problème, ici tout est parfait! C’est une histoire de culture je suppose… On est même pas dans le discours  »même pas peur », mais juste dans une mentalité plus souple, plus relax… 🙂

 

Donc après nos quelques jours passés dans le sud (3 nuits pour être exact), nous avons décidé d’aller où les vagues seraient plus accessibles et où les plages de sable pourraient nous accueillir, nous et notre niveau normal en surf! C’est vers Canggu, une petite ville où s’est installé au fil des ans une communauté trendy et relax, que notre choix s’est dirigé.

Après une ride de 1 heure en taxi officiel (La blue bird taxi company) et 126 000 Irp calculés au compteur, nous avons élu domicile chez Ayok, un jeune et charmant surfeur balinais. Chez Ayok, les étaient chambres propres, le style épuré, la déco simple, mais vraiment cool…  Cet endroit est définitivement un coup de coeur sur Canggu à seulement 300 mètres de la beach! Aussitôt arrivés, nous sommes allés sur la plage et avons décidé de louer des planches de surf. 7 euros pour 2 board! Première séance dans les vagues… un vrai régal! Coucher du soleil, une houle accessible, de belles waves et des gens sympas… Ici, balinais et touristes se côtoient dans les vagues. L’ambiance est relax, non compétitive, on ne compte pas les heures passées dans l’eau, c’est vraiment idéal! En tout cas c’est exactement l’idée que je me faisais du surf à Bali… Et nous en sommes ravis! Le lendemain matin, dès 7hrs, je suis allé à l’eau avec Ayok qui m’a donné un cours de surf. Conseils précieux, super précis, juste en une séance, je me suis amélioré et j’ai repris confiance en moi. Je prends les vagues maintenant, ce ne sont plus elles qui me prennent!  J’arrive même à tourner! J’en suis ravie! Un peu cher par contre comparé aux tarifs su Kuta pour un cours, on parle de 350 000 Irp incluant la planche pour 2 heures, mais honnêtement, en France, on ne verrait pas ce genre de service aussi bien pour une modique somme de 25 euros!

Malheureusement, à ce stade de notre voyage, nous n’avions réservé que 2 nuits chez Ayok… Comme on dit, en voyage, on prend souvent des risques. Choisir, c’est aussi renoncer à une autre possibilité… et dans ce cas-ci, nous avons un peu regretté notre moove… Chez Ayok Surf & Stay, il n’y avait pas de cuisine… Canggu, c’est vraiment beau, mais c’est plus cher que le sud… Nous nous sommes aperçus rapidement que le budget à la journée avait plus que doublé… donc après 1 nuit seulement, nous avons commencé des démarches pour trouver une place aussi cool, un peu moins cher avec cuisine… et ce fût le début des mésaventures… Nous avons cherché pendant 2 jours… Nous avons même réservé à un endroit, payé et puis avons décidé de partir tellement c’était un attrape touriste… Cet endroit en  question est une villa accessible par Air Bnb entre autre et je vous la déconseille fortement. C’est loué par un certain Mark et sa femme balinaise prénommée Ketut… situé sur Batu Bolong street… Ils demandent 24 euros la nuit et … à mon avis, ça n’en vaut pas plus que 8 euros! ça c’est le lien de leur annonce… Ça a l’air parfait… mais c’est loin de l’être!

Donc autre chose apprise en voyage à Bali, trouver un logement est facile, mais il faut le faire en personne, pas via Internet, du moins… pas quand vous êtes sur place! Il faut prendre le scoot et faire toutes les villas et guesthouse qui sont affichées!! C’est pas très compliqué en fait, il y en a 10 à tous les coins de rue! Demandez à voir les chambres, jeter un œil aux installations sanitaires, testé la pression de l’eau, demandez à voir la cuisine si ils disent qu’il y a un accès à la cuisine car bien souvent, ils confondent cuisine et restaurant… ce qui est loin d’être la même chose! Une autre chose à savoir: Quand les villas sont sur le net, le prix est fixe, difficilement négociable… quand ce sont de plus modestes guesthouse… On peut négocier, et plus vous restez, plus votre prix sera intéressant… Pareil pour la location des scooters…

Donc après 2 jours de galère, nous avons trouvé un îlot de bonheur et de plénitude… le Eco Serenity GuesthouseWP_20160530_07_56_42_Pro

Un lieu dédié à la pratique du yoga et de la méditation, complètement autonome mettant l’accent sur le développement durable, sur l’entraide, le partage et sur un mode de vie saint et alternatif… Bref, mon paradis sur terre! Avec le petit-déj inclus dans le prix… le resto annexe à cette guesthouse est… quasi complètement végétarien, mais surtout, bio, et GLUTEN FREE! donc exit les Nasi goren (riz frit aux légumes, plat traditionnel à Bali) à toutes heures de la journée, ici, c’est le summum pour mes papilles gustatives, et mon portefeuille est content car les prix sont plus qu’honnêtes! En plus, en 3 minutes de marche, on est sur la beach et à 10 minutes maxi, si on prend notre temps, on est directement sur le spot du Old man’s beach, là où on loue les planches de surf pour 3,5 euros. Ça fait 12 jours qu’on est là, et je sens que je commence à peine à apprécier! Donc à tout mes amis qui m’ont demandés des nouvelles, je sais que j’ai mis du temps à me manifester, mais sachez que ces derniers jours ne furent pas de tout repos.

Entre le WIFI qui n’est pas toujours fiable, la recherche de logement, les soucis reliés à nos comptes bancaires qui ont été gelés et au fait que Laurent ait perdu sa carte avant même que nous ayons mis les pieds sur cette île… Nous avons eu pas mal de chose à gérer…

Aujourd’hui le 4 juin, on part pour  Ubud, mais franchement, on a vraiment commencé à apprécier notre quotidien à Canggu… Ça fait drôle parce qu’on part, mais on a tellement aimé Canggu (avec sa diversité de boutiques et de commerces, de cafés et de restaurants et Warung qui connaissent l’univers Vegan et le sans gluten) que… pour ma part, je me sens chez moi à Canggu, et je sais que  j’y reviendrai, pendant ce séjour certes, mais peut-être aussi dans un futur proche, pour un stage de yoga par exemple 🙂

On pense souvent à tort que lorsque l’on part en voyage, on va pouvoir se poser et tout simplement profiter! Dans le cas ci présent, ce n’est pas tout à fait comme ça que les choses se passent. De un, parce que notre budget ne nous permet pas de dépenser sans compter, mais aussi parce que ce n’est pas le genre d’expérience que je recherchais en comptant passer plusieurs mois en Asie 🙂 Je crois qu’il y a une grosse différence entre voyager lorsqu’on est en vacances, plutôt sur de courts séjours, et voyager tout court… Quand on a que 2 semaines par exemple… On s’organise à l’avance, on choisit un itinéraire et on s’y tient à peu près… Mais chaque nouveau jour me fait réaliser que ce voyage que j’ai entamé, ce choix de vie, est tout autre… Et malgré les moments moins évidents, je suis contente d’être où je suis, et je suis très reconnaissante de vivre ce périple.

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Des jours remplies de nouvelles expériences, sans repères, avec leur lot de bons et de moins bons coups! S’adapter aux autres, (surtout si vous voyagez à 2, c’est vraiment pas toujours évident!!), mettre de côté son Ego qui veut tout gérer, accepter les situations telles qu’elles se présentent, être capable de s’adapter au nouvel environnement, à la nourriture, aux mœurs et coutumes. Restez à l’écoute de son corps physique et laisser la vie suivre son cours…

Aujourd’hui, je vais profiter du soleil (pas trop quand même étant donné le coup de soleil que j’ai pris hier! Nous allons plier bagages, laisser les valises à la guesthouse dans leur locker et mettre le cap dans les terres, à 1 heure de route en scooter vers Ubud…  La capitale culturelle de l’île! Une fois de plus, je vais bidouiller avec mon trépied et ma caméra, histoire de vous concocter un autre vidéo en yoga et essayer de percer le mystère du logiciel de montage et de son (comme ça, d’ici une semaine maxi, vous pourrai partager votre pratique avec moi, sur la plage, ou ailleurs dans cet univers intemporel et magique qu’est Bali… Je vais laisser le vent souffler dans mes voiles et continuer d’absorber ce qu’il y a de bon pour moi ici…

Je vous souhaite une très belle journée, où que vous soyez…

Namasté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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