Dysfonction

Vous arrive-t-il parfois de douter ? De regarder autour de vous, De regarder en vous… D’observer les différentes sphères de votre vie, les diverses facettes de votre existence et de percevoir une faille… Un accroc ou encore, un truc impossible à décrire mais qui est clairement perceptible et synonyme de dysfonction ? Quelque chose qui vous fait ressasser de vieilles rengaines, qui fait siller vos oreilles ou qui vous donne un goût amer dans la gorge…

Dysfonction. Comme si tout avait une fonction première. Ce terme faisant référence au fait qu’une chose, une situation, ou encore une personne déroge de sa principale raison d’être et ainsi, qu’elle soit frappée d’un fonctionnement anormal et soudain. Un mot faisant également référence à ce qui nous gêne, nous dérange et bouscule nos idéaux, notre zone de confort certaine.

 On m’a demandé récemment d’observer autour de moi. D’analyser en vain mon entourage et environnement afin de dénicher une certaine dysfonction. Trouver ce qui cloche. Un peu comme les jeux qui sont encore, si je ne m’abuse, situés à la fin des journaux… On observe deux illustrations et on doit trouver l’erreur, ce qu’il y a de trop, ou à l’inverse, ce qui manque…

Mais… honnêtement, qu’est-ce que la dysfonction si ce n’est que la fonction en soi qui se repositionne afin de mieux fonctionner ?  

Pour ma part, j’ai ressenti cette espèce de sensation subtile assez régulièrement ces derniers temps. Une hésitation, un questionnement constant à savoir si j’étais au bon endroit, si je faisais la bonne action, si je prenais les bonnes décisions. Le dysfonctionnement dans ce caractère comportemental n’est pas mauvais ou clairement identifiable. Tout le monde se pose des questions. Matin, midi et soir, tout le temps ! Mais il y a plusieurs catégories de questions. Même si chacune de ces catégorie finie par nous définir en tant qu’individu dans ce monde, certaines d’entre-elles ouvrent des portes vers des questionnements plus profonds, vers une spiritualité certaine et une quête du bonheur identitaire intrinsèque.

La majorité des gens croient fermement (et trop souvent inconsciemment) en période de conflit interne, que les coupables, les responsables de leur mal être, ce sont les autres.

Victime d’être qui l’on est, on a tendance à blâmer tout le monde sauf nous-même. En ce sens, si la faute était un vêtement,  il vous irait à merveille, bien plus qu’à moi. Parce que voyez-vous, j’aimerais tant avoir le courage d’arborer ce genre de tenue, mais j’ai beaucoup trop peur, c’est si dur d’oser… Sans discuter, c’est beaucoup plus jolie sur vous! Et tellement plus simple pour mon ego !

 Voyez-vous où je veux en venir ?

Même si on trouve des dysfonctions dans le système, des erreurs dans notre parcours, il n’en demeure pas moins que rien ne changera si on ne décide pas du sort de ces dysfonctions, si on ne décide pas de changer. Par exemple : ça ne va pas au travail, vous êtes malheureuse parce que votre patron est un vrai tyran ! Eh bien Bravo ! Vous avez identifié un dysfonctionnement dans votre existence ! Maintenant on fait quoi ? On le laisse vous démolir ? Vous décidez d’être la malheureuse victime de votre vie parce que au fond, vous ne pouvez pas vous permettre de changer de travail, vous avez trop peur des confrontations et surtout, peur de vous tromper, et d’avoir encore plus mal ? C’est vrai qu’au fond… nous allons tous finir par manger les pissenlits par la racine. En d’autres termes, nous allons tous finir par crever.  Donc à quoi ça servirait de bouger ne serait-ce que le petit doigt pour changer quoi que ce soit… Eh bien c’est là que la majorité des gens se trompent. Il n’est jamais trop tard pour changer le cours de notre existence. Jamais trop tard pour refaire sa vie. Chaque nouveau jour est une chance de plus pour être heureux. Car nous sommes les artisans de notre bonheur !

Ces affirmations new Age et trop positives pour certains, sont justes… VRAIS ! Et elles le sont également dans les deux sens ; Si nous sommes responsables de notre bonheur, nous sommes également à blâmer pour les malheurs petits et grands qui nous affligent.

J’ai récemment réalisé que ma vie professionnelle était pour le moins qu’on puisse dire, une toon plate qui repasse en boucle à la radio ! Un disque qui saute quoi ! Un échec ! Parce que je revivais sans arrêt les mêmes  schémas, parce que j’avais peur de sauter à l’eau et de risquer quoi que ce soit. J’avais peur d’être ‘’insécure’’ financièrement, psychologiquement même. J’ai réalisé que, ce que je suis, c’est une prof de yoga, une passionnée qui aime les mots et qui a envie de les partager sous formes multiples avec les autres! J’ai donc fais un choix, celui d’être cette enseignante de yoga et cette curieuse de l’écriture à temps plein. Ainsi, cela m’a permis de rayer plusieurs autres options que j’avais envisagées à contre cœur en vue de remplir mon frigo et de payer mon loyer ! Attention, je n’ai pas dit que ce serait facile ! Mon association de yoga vient tout juste de voir le jour en France et mes cours débuteront la semaine prochaine. Je garde un emploi temporaire entre-temps afin de vivre selon les critères de notre charmante société, impliquant d’avoir des factures à payer et des comptes à rendre… Mais au moins, j’ai identifié une de mes dysfonctions, ces questions qui me hantaient sans cesse à savoir si je faisais la bonne chose, si j’étais réellement la personne que je suis… J’ai trouvé une réponse, une bonne.  

Maintenant, cela ne veut pas dire que je file le parfait bonheur, que je lévite et que je me nourris uniquement de Prana (énergie). Ça veut juste dire que j’ai fait un choix. J’ai pris une décision. Une décision qui trace un chemin certain devant moi. Une décision qui mènera à d’autres, éventuellement. C’est comme si j’avais repris les rênes de mon existence, comme dans les livres dont vous êtes le héros. Sauf que là, le miens, il est sans fin ! Je pense qu’il n’est pas à négliger qu’à travers un processus comme celui-ci, le lâcher-prise est nécessaire pour arriver à tirer quelconques conclusions. Beaucoup d’amour propre, de confiance en soi ainsi qu’une grande ténacité sont également des qualités requises. 

 Prenez le temps de vous poser ces questions. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il n’y a que des signes qui ne trompent pas. Ces sensations qui vous habitent, qui vous dictent silencieusement quel est le chemin à prendre, la destination à entreprendre. Le mal être est simplement un moyen concret pour notre corps de communiquer avec notre âme, avec notre être. C’est en devenant plus attentif au langage de notre bolide que l’on apprend à se connaître, et ainsi, à se reconnaître. Et dans ces deux mots, on trouve le mot ‘’naître’’.

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Bonne réflexion !

Namaste

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