Ce qui ne tue pas rend plus fort

Beaucoup de choses se sont passes depuis mon dernier article. La vie suit son cours avec toute sa splendeur. Je remarque autour de moi que la chance est relative, que chacun vit à sa manière des événements qui forment des hauts et des bas. Pour ma part, mon dos prend du mieux. Ceux qui l’ignorent, j’ai une hernie discale tout récente qui a complètement changé ma façon de vivre, de voir et de faire les choses. Depuis le mois de juillet, j’arrive maintenant à me passer de médicaments plus longtemps, ce qui est une bonne nouvelle pour mon corps et mes organes habitués à ne pas consommer ce genre de substances  chimiques. La douleur ne m’accable pas de façon aussi présente. Elle est parmi nous, mais elle sait se faire discrète et me laisse vaquer à mes occupations. J’étais au parc récemment. Profitant d’un moment de répit, j’attendais mon homme qui devait me rejoindre un peu plus tard. Les feuilles dans les arbres dansaient au rythme du vent, les écureuils couraient d’un grand érable à l’autre, tantôt entrain de quémander à manger, tantôt entrain de fuir à la rencontre d’un nouveau chien explorateur. Devant moi, un couple s’est assis. Une sorte de tension, de tristesse émanait de leur union. Le garçon semblait distant, la fille, désemparée. Pendant près de 45 minutes, ces 2 personnes se sont parlé, tentant en vain de réparer les pots cassés. Peut-être qu’Ils étaient ensemble depuis des années, peut-être que ce labrador brun les accompagnant avaient été le premier pas vers une vie à 3. Quoi qu’il en soit, ils étaient là. Ensemble, mais déconnectés. Comme si le garçon était en train de quitter la fille, elle pleurait et lui, bras entourant ses genoux se berçait de l’avant vers l’arrière. Comme pour se convaincre qu’il prenait la bonne décision…Voyez-vous, la vie est ainsi faite. On se lève un matin, et on ne sait jamais de quoi l’avenir sera fait. Les relations que nous vivons et qui nous font vivre en retour ne nous définissent pas en soi. Nous ne sommes ni cet amant, ni cet employé, ce parent, nous ne sommes pas simplement ce Montréalais ou ce Finlandais, ce voyageur ou ce consommateur. Du moins, nous sommes cela et bien plus encore… L’Importance de cultiver un non-attachement prend tout son sens quand la cassure, la coupure d’un lien tissé naît le jour suivant. Non-attachement pas simplement envers ce qui nous entoure du plan matériel et physique, mais également sur le plan subtil, au niveau profond et sous-entendu. Renoncer à la douleur, mais également au plaisir issu d’un monde axé sur le matérialisme. Cultiver le centre en soi, par une pratique constante de la méditation, ou encore par le yoga, les diverses techniques de respirations peuvent aider à faire la part des choses et doucement, à réaliser que tout cela est futile. Tout est là.  Et bien que cela puisse sembler égoïste et sans sens, il n’y a rien que l’on puisse faire mise à part de voir les choses d’un angle nouveau. Arriver à comprendre que ce qui nous arrive, arrive pour une raison. Et que c’est parfait. Je ne prétends pas connaître la science infuse ni le secret de l’humanité, mais je sais une chose. Quand la foi nous accompagne sur le chemin de la lumière, nous pouvons plus facilement créer de l’espace pour le non-attachement et ainsi, vivre librement et heureux.

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Cette semaine, plusieurs personnes dans mon entourage vivent des situations intenses. Sachant très bien que la peine et la douleur  qu’Ils traversent me touche profondément, tout ce que je peux faire pour mes proches dans de telles circonstances, c’est simplement d’être là. Tout passe, même les choses que l’on redoute le plus. La mort d’un parent, la perte d’un être cher. Ces gens qui entrent et sortent de nos vie, petits et grands, vivant ou non font partie du processus de chacun. C’est à chacun d’entre nous de vivre ses émotions, de les honorer dans la paix et l’amour afin de passer à autre chose. Sans catégoriser les situations de bonnes ou mauvaises, de bien ou de mal. Accepter. Vivre pleinement le moment, et laisser aller.

Je souhaite à tous ces gens que j’aime qui vivent des moments douloureux et difficiles de prendre un moment pour eux. Retrouvez-vous au milieu de cette tempête, réfugiez-vous au centre de l’ouragan. Tendez l’oreille et écoutez. Votre cœur bat encore, et ce qui ne tue pas rend plus fort.

Amour

 

Namaste

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